C'est une histoire, comme toutes les autres. Avec des hauts et des bas, des maux et des biens. On ne sait pas ce qui nous est arrivé, alors on continue à espérer. A espérer comme quand on l'avait encore 4ans, avec notre barbie entre les mains, même si moi je préférais bien mieux les ruinés que les maquiller. J'avais toute la panoplie, c'était à celui qui serrait le plus gentil. Dans cette vie qu'on se créé dès qu'on est enfant, il n'y a ni bon, ni méchant, ni pute, ni violeur, ni tueur... Que du beau. La maison est parfumée avec un petit balcon au premier. Des fleurs ont séché de faute de ne pas avoir été arrosé. C'est la faute à l'été. Et puis les barbies sont habillées puis remballées. On passe au Ken grandeur nature. On regarde à droite à gauche, ils ne sont pas aussi beau que dans notre maison de poupée. Il y a des saletés dans ce monde à nettoyer. On tombe sur des connards, qui s'amuse des barbies avec lesquelles on jouait quelques années plus tôt. Et on tombe dans le panneau. Toute au moins une fois. Puis on devient, ce qu'on aurait jamais pensé. On devient ce qu'on appelle couramment une garce, faute d'avoir été laissé. Le mascara a beaucoup coulé, les yeux sont abimés d'avoir trop pleuré, mais c'est le grand jour, le jour de la revanche, cette histoire qui dit que la vengeance est un plat qui se mange froid. Bizarrement, on a oublié cette histoire passée, mais une douleur persiste, profonde, qu'il faut faire partager, qu'il faut faire payer. Les dettes s'en suivent, ils en payent de leurs c½urs. C'est amusant, même hilarant. On devient la fille qui ne pleure plus, mais qui fait pleurer. Il tombe tous à nos pieds, le mode d'emploi n'est pas si compliquée, sourire, mentir, et trahir, sont les maitres mots. Les lâcher comme il l'a fait. Au fond nous n'étions pas méchante, on voulait juste jouer au barbie, grandir en devenant des héroïnes de cinéma, ou bien des chanteuses qui passerait sur écran plat, avoir un Ken pour se promener, au final rien de tout ça, des c½urs à nos pieds qu'on a massacré, et un point en guise de fin.